Lundi 21 novembre 1 21 /11 /Nov 21:01

Nous y voilà maintenant, l'horreur suprême :

il ose me dire qu'il m'aime,

tout en continuant à me torturer sans cesse dans chaque acte de ma vie,

dans laquelle, à chaque instant, il s'insinue,

me critique, m'impose ses choix,

plus d'espace pour moi,

sans jamais me laisser le moindre répit !

 

Je ne comprends plus rien, je me perds en hypothèses,

je m'épuise en travaux permanents pour lui faire plaisir...

jamais content.

 

Et ce vide qu'il creuse autour de moi, mes amis, ma famille,

je suis seule

le filet subrepticement s'est refermé, je suis dans la nasse,

je me débats en vain, plus je m'agite, plus il serre et me tue lentement,

comme le papillon prisonnier de la toile tendue par l'araignée

qui attend patiemment qu'il s'épuise pour pouvoir le dévorer.

 

Dévorée vive ! je suis une dévorée vive.

 

je me meurs, je me consume, j'ai mal partout,

mon coeur bat la chamade, mon dos est un colonne de feu,

je n'ai qu'une envie : dormir, dormir

pour oublier cet enfer,

dormir longtemps, juste pour ne plus avoir mal,

arrêter cette souffrance à n'importe quel prix,

et si .... mais je ne peux pas faire ça aux enfants,

et si .... mais que diraient mes parents

et si ....et mes amies ?

 

Et cette boule que j'ai là dans le sein depuis quelques semaines,

elle me ronge elle aussi, me ronge d'angoisse.

 

ET pouquoi, elle à l'air de ne pas avoir l'air,

cette gynéco qui m'examine le sein,

en souriant, d'un sourire figé qui camoufle mal son inquiétude,

"ce n'est pas grave, cette boule, elle est dure, elle est un peu enflammée,

il va falloir faire une mammo, une écho, une biopsie, un scanner"

la Grande Valse du Crabe !

 

Voilà, une fois encore, ce qui m'amène à rencontrer ces femmes épuisées par ce chemin de croix,

accès direct à la maladie pour tirer le signal d'alerte, que je vais décoder avec ces mots du corps.

Ces maux aussi qui sont autant de langages codés que personne, ou peu de gens savent écouter, pour le dire ensuite avec des mots qui résonnent.

 

C'est à ce moment même qu'il faut sonner les Trompettes de la Révolte !

Le temps de l'esclavage (même consenti ?) doit s'arrêter si l'on veut survivre puis vivre.

 

Long travail où il faut écouter toutes ces souffrances, ces humiliations, ces violences psychologiques, verbales, physiques,

pour qu'elles soient sorties du corps où elles se comportent comme des toxines qui le tuent à petit feu.

 

Expliquer l'enfer de la double contrainte dans laquelle elle s'est laissé enfermer

par peur d'être abandonnée, par peur de blesser l'autre,

parce qu'elle se trouve nulle aussi, inintéressante

et ne porte plus aucun regard bienveillant sur elle-même !

Une larve, voilà ce que peut faire de vous la double contrainte,

au bout de la larve, il n'y a pas de chrysalide ni de papillon,

mais le Gouffre et le Néant.

 

Vous n'avez plus qu'une solution pour passer du stade de victime au stade de survivante : la révolte qui vous permet alors de VIVRE pleinement sans plus jamais vous laisser manipuler, ni dévorer par ce Vampire qui vient vous donner son baiser mortel et prendre votre énergie, votre vie,

puis vous jette, jusqu'au baiser suivant,

de baisers en baisers, la mort survient, pas pour lui, pour vous.

Les Vampires sont immortels, pas vous.

 

Le travail commence alors, douloureux au début,

dur dur, d'arrêter son scénario de Sauveur,

dur dur, de penser aussi à soi, sans croire que l'on est égoïste,

dur dur, d'exprimer ses sentiments, ses émotions, que l'on a contenues trop longtemps,

pour découvrir enfin qu'un jour l'on est capable de

DIRE STOP

ça ne marche plus, je ne suis plus ton objet, ta chose,


Je suis LIBRE de faire ce qui me semble bon pour moi,

ce qui est bon pour moi est bon pour toi,


ce qui était bon pour toi n'était pas bon pour moi,

ça je l'ai compris,

alors la règle a changé,

c'est à prendre ou à laisser,


je n'ai pas l'intention d'y laisser ma peau,

j'y perds déjà un sein.

BASTA !

 

ET l'Autre en face reste bouche bée,  fulmine de colère devant la Révolte de son Esclave,

celle qu'il a si longtemps soumise sans jamais se remettre en question.

Il menace, insinue, détourne les propos, hausse le ton et la main,

mais rien n'y fait,

elle est remontée à bloc, Sa Chose,

elle ne laisse plus rien passer

Fait chier !


ELLE OSE, elle émet des désirs, des choix, et veut les faire respecter.


A prendre ou à laisser !

C'est le début de la Guérison : elle la sent dans son corps, libérée de cette peur qui la vrillait à chaque fois qu'il rentrait à la maison ou dans sa cuisine,

plus légère aussi : le boulet rougeoyant qui la dévorait est tombé, la chaîne brisée.

 

Et l'Autre, abasourdi qui joue les Victimes,

grand classique de la Commedia del Arte de la vie ordinaire

où le Bourreau est incompris de l'humanité entière,

Lui seul à raison...

 

Pauvre marionnetiste dont les fils se sont brisés ... qui contemple son propre désartre.

 

Ne vous apitoyez pas trop longtemps sur lui !

il va vite se dépêcher de trouver une autre femme à vampiriser,

c'est un Expert !

 

Bon vent !

 

 

NB : je vous conseille de voir cette vidéo qu'un de mes amis m'a fait parvenir ce matin. découvrez 'l'horreur de la double contrainte permanente.


http://www.fredetmarie.be/

 


 



 


 


 


 


 


 

 


 


Par Dr Victor SIMON
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  • Médecin spécialiste & Psychothérapeute Centre ChangementS 4 rue de Solférino. 75007. Paris Directeur des Enseignements d'hypnose ericksonienne médicale, de Thérapie brève et de Psychosomatique. Paris

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