Partager l'article ! Quelques bonnes feuiles : Nos mémoires corporelles ...: Tout événement de notre vie se déroule dans un contexte « part ...

Tout événement de notre vie se déroule dans un contexte « particulier », au cours d’une interaction « particulière » qui génère une émotion « particulière ».
Il est alors « stocké » dans une des nombreuses mémoires du corps, qui « coagule » ces trois facteurs en un fichier mémoire « zippé », comme en informatique,
c’est-à-dire compacté et inexploitable s’il n’est pas « décompressé », ce mot même qu’utilisent les patients qui consultent quand ils sont trop sous pression de leurs émotions.
De situations en situations, d’émotions en émotions, notre vie se déroule – suite logique d’évènements illogiques – pensons-nous – qui s’enchaînent implacablement pour nous conduire à la chute : la Maladie.
Le symptôme est la seule solution que trouve un sujet acculé dans une situation sans issue.
Il est le symbole même de ce qui se passe en lui, véritable sémaphore où flottent une multitude de petits drapeaux – symptômes – qui flottent au vent, tandis que le corps, frêle et puissant esquif à la fois, lentement dérive, porté par des courants contraires ou des vents mauvais.
Certes le Commandant est toujours à bord, mais il a perdu le cap, donne des grands coups de barre dans l’espoir de le retrouver et la garder définitivement. Mais il tourne en rond et ne le sait pas encore ! Il ne regarde pas le sillage derrière lui, trop occupé qu’il est à sortir de ce brouillard intérieur dans lequel il se perd.
A chacune des situations que nous vivons au présent, comme celles que nous imaginons au futur, notre système émotionnel s’active immédiatement. Il réveille également de vieilles émotions enfouies, celles qui sont « zippées » dans notre mémoire, inaccessibles en pleine conscience.
Cette émotion [la recherche en a récemment découvert le mécanisme biochimique] est stockée dans toutes les cellules du corps, surtout dans les neurones, sous forme de vacuoles (comme des gouttes d’huile dans un verre d’eau) qui contiennent les molécules chimiques de l’émotion : l’adrénaline et le cortisol pour le stress et la détresse, la sérotonine pour le bien-être, et l’ocytocine, les endorphines pour le plaisir.
Ces vacuoles ont une particularité : elles s’activent toute la vie à chaque situation analogique,
sans jamais s’épuiser !
Etonnez-vous quand le jour du 14 Juillet, au fond de votre lit douillet, regardant le défilé cadencé
par les musiques militaires, des larmes ou une émotion vous étreignent subitement la gorge.
Ach, la Guerre groSS malheur, petite Dame !
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