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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 21:01

Nous y voilà maintenant, l'horreur suprême :

il ose me dire qu'il m'aime,

tout en continuant à me torturer sans cesse dans chaque acte de ma vie,

dans laquelle, à chaque instant, il s'insinue,

me critique, m'impose ses choix,

plus d'espace pour moi,

sans jamais me laisser le moindre répit !

 

Je ne comprends plus rien, je me perds en hypothèses,

je m'épuise en travaux permanents pour lui faire plaisir...

jamais content.

 

Et ce vide qu'il creuse autour de moi, mes amis, ma famille,

je suis seule

le filet subrepticement s'est refermé, je suis dans la nasse,

je me débats en vain, plus je m'agite, plus il serre et me tue lentement,

comme le papillon prisonnier de la toile tendue par l'araignée

qui attend patiemment qu'il s'épuise pour pouvoir le dévorer.

 

Dévorée vive ! je suis une dévorée vive.

 

je me meurs, je me consume, j'ai mal partout,

mon coeur bat la chamade, mon dos est un colonne de feu,

je n'ai qu'une envie : dormir, dormir

pour oublier cet enfer,

dormir longtemps, juste pour ne plus avoir mal,

arrêter cette souffrance à n'importe quel prix,

et si .... mais je ne peux pas faire ça aux enfants,

et si .... mais que diraient mes parents

et si ....et mes amies ?

 

Et cette boule que j'ai là dans le sein depuis quelques semaines,

elle me ronge elle aussi, me ronge d'angoisse.

 

ET pouquoi, elle à l'air de ne pas avoir l'air,

cette gynéco qui m'examine le sein,

en souriant, d'un sourire figé qui camoufle mal son inquiétude,

"ce n'est pas grave, cette boule, elle est dure, elle est un peu enflammée,

il va falloir faire une mammo, une écho, une biopsie, un scanner"

la Grande Valse du Crabe !

 

Voilà, une fois encore, ce qui m'amène à rencontrer ces femmes épuisées par ce chemin de croix,

accès direct à la maladie pour tirer le signal d'alerte, que je vais décoder avec ces mots du corps.

Ces maux aussi qui sont autant de langages codés que personne, ou peu de gens savent écouter, pour le dire ensuite avec des mots qui résonnent.

 

C'est à ce moment même qu'il faut sonner les Trompettes de la Révolte !

Le temps de l'esclavage (même consenti ?) doit s'arrêter si l'on veut survivre puis vivre.

 

Long travail où il faut écouter toutes ces souffrances, ces humiliations, ces violences psychologiques, verbales, physiques,

pour qu'elles soient sorties du corps où elles se comportent comme des toxines qui le tuent à petit feu.

 

Expliquer l'enfer de la double contrainte dans laquelle elle s'est laissé enfermer

par peur d'être abandonnée, par peur de blesser l'autre,

parce qu'elle se trouve nulle aussi, inintéressante

et ne porte plus aucun regard bienveillant sur elle-même !

Une larve, voilà ce que peut faire de vous la double contrainte,

au bout de la larve, il n'y a pas de chrysalide ni de papillon,

mais le Gouffre et le Néant.

 

Vous n'avez plus qu'une solution pour passer du stade de victime au stade de survivante : la révolte qui vous permet alors de VIVRE pleinement sans plus jamais vous laisser manipuler, ni dévorer par ce Vampire qui vient vous donner son baiser mortel et prendre votre énergie, votre vie,

puis vous jette, jusqu'au baiser suivant,

de baisers en baisers, la mort survient, pas pour lui, pour vous.

Les Vampires sont immortels, pas vous.

 

Le travail commence alors, douloureux au début,

dur dur, d'arrêter son scénario de Sauveur,

dur dur, de penser aussi à soi, sans croire que l'on est égoïste,

dur dur, d'exprimer ses sentiments, ses émotions, que l'on a contenues trop longtemps,

pour découvrir enfin qu'un jour l'on est capable de

DIRE STOP

ça ne marche plus, je ne suis plus ton objet, ta chose,


Je suis LIBRE de faire ce qui me semble bon pour moi,

ce qui est bon pour moi est bon pour toi,


ce qui était bon pour toi n'était pas bon pour moi,

ça je l'ai compris,

alors la règle a changé,

c'est à prendre ou à laisser,


je n'ai pas l'intention d'y laisser ma peau,

j'y perds déjà un sein.

BASTA !

 

ET l'Autre en face reste bouche bée,  fulmine de colère devant la Révolte de son Esclave,

celle qu'il a si longtemps soumise sans jamais se remettre en question.

Il menace, insinue, détourne les propos, hausse le ton et la main,

mais rien n'y fait,

elle est remontée à bloc, Sa Chose,

elle ne laisse plus rien passer

Fait chier !


ELLE OSE, elle émet des désirs, des choix, et veut les faire respecter.


A prendre ou à laisser !

C'est le début de la Guérison : elle la sent dans son corps, libérée de cette peur qui la vrillait à chaque fois qu'il rentrait à la maison ou dans sa cuisine,

plus légère aussi : le boulet rougeoyant qui la dévorait est tombé, la chaîne brisée.

 

Et l'Autre, abasourdi qui joue les Victimes,

grand classique de la Commedia del Arte de la vie ordinaire

où le Bourreau est incompris de l'humanité entière,

Lui seul à raison...

 

Pauvre marionnetiste dont les fils se sont brisés ... qui contemple son propre désartre.

 

Ne vous apitoyez pas trop longtemps sur lui !

il va vite se dépêcher de trouver une autre femme à vampiriser,

c'est un Expert !

 

Bon vent !

 

 

NB : je vous conseille de voir cette vidéo qu'un de mes amis m'a fait parvenir ce matin. découvrez 'l'horreur de la double contrainte permanente.


http://www.fredetmarie.be/

 


 



 


 


 


 


 


 

 


 


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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 20:54

Comment a-t-elle fait pour supporter cela si longtemps ?


Eternelle question qui me traverse à chaque fois que je me trouve confronté à la souffrance de cette femme qui vient consulter, effondrée, ravagée de cette souffrance qui la broie et l'étreint à chaque souffle de sa vie.

 

Elle est là, cette femme, courageuse jusqu'au bout,

se bat encore et encore pour tenter de ranimer son couple

d'insuffler un peu de vie dans cette famille qui se délite tout doucement.

Brutalement parfois !

 

Que s'est-il passé pour qu'elle ait accepté l'inacceptable,

supporté l'insupportable,

laissé passer ces phrases, ces mots, ces gestes, ces regards aussi,

qui lentement l'ont désagrégée,

éclatée !


elle a perdu confiance en elle,

ne croit plus en elle,

se trouve nulle, moche,

n'a plus la moindre estime d'elle même,


mais croit encore que tout peut s'arranger ...

s'il fait un petit effort

 

 

Ce qu'elle ne sait pas encore,

pourtant elle le ressent depuis longtemps,

et parfois même le pressentait dès le début de la relation,

c'est que l'Autre, Lui, ne changera pas,


parce que Lui, il va bien, il est normal, il voit clair,

il sait ce qu'il veut ... et sait l'obtenir,

des autres de préférence.

 

C'est un Malin, l'Autre,

un vrai Vampire,

qui lui pompe son énergie du matin au soir,

l'use à des tâches et des contraintes permanentes,

l'abus de pouvoir,

toujours et toujours.

 

Où tout ce qu'elle fait,

toujours le mieux possible,

pour lui plaire, recevoir un mot gentil, une attention,

un peu d'amour, rien qu'un peu...

 

Tout faux, toujours faux,

j'ai toujours faux !


Rien n'est bien,

 

ce n'est pas comme ça,

mais tu ne comprends rien quand je te parle,

tu écoutes ?

tu es nulle ou tu fais semblant ?


pendant que MOI JE BOSSE

et que toi, tu tu n'as rien à foutre de ta sainte journée !

 

T'as vu la tête que tu as avec cette coiffure à la con,

et ces fringues débiles,

tu les as achetées à Emmaüs ou u vestiaire de la Croix Rouge ?

 

Enlève moi ça tout de suite !


et joignant le geste à la parole,

commence la violence physique...

 

La boucle est bouclée,

c'est la première baffe qui coûte,

après, la voie est ouverte,

le Vampire s'y engouffre.

 

Comme un taureau furieux

au nez duquel on agite le chiffon rouge,

il fulmine, trépigne,

donne dans la violence,

physique cette fois

jusqu'à la mise à mort,

 

Pas du taureau bien sûr !

 

Elle est là, pantoise, à bout, épuisée,

incapable de se relever,

l'âme et le corps plein de bleus,

qui tente de se relever, titubante,

abasourduie de cette violence qu'elle découvre,

ou redécouvre, une fois de plus,

chancelante.

 

Salaud, t'es un beau salaud,

me frapper, moi,

me violenter, moi,

m'humilier, moi,

ta femme,

la mère de tes enfants,

Moi qui fais tout pour que tout le monde soit content,

que tout le monde soit heureux,

et voilà, tu me cognes !

 

Dialogues ordinaires d'une violence ordinaire,

derrière les persiennes et les rideaux,

où l'on s'entretue sur une décénnie, deux parfois,

trois ou quatre également,

au nom de cette effroyable constat :

 

la double contrainte

qui lie indéfectiblement les Bourreaux et leurs Victimes.

 

Ces messages qui disent une chose et son contraire,

où quoi que l'on fasse

on a toujours faux !

 

Que de souffrances vécues et à venir !

 

La Révolte gronde, elle arrive...


 


 







 



 


 


 

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 13:58

abus sexuel

 

Je reçois souvent des mails de thérapeutes ou de patients me demandant comment lutter contre les phénomènes psychiques douloureux qui parasitent désagréablement la sexualité des victimes d'abus.

Il faut tout d'abord expliquer au sujet que l'abuseur est sorti de l'interdit : on ne touche pas un enfant pour assouvir son propre désir ou sa demande de plaisir. Il y a des adultes pour y répondre.

La perversion de l'enfant n'existe pas. Freud s'est lourdement trompé. L'enfant n'est pas un pervers polymorphe (à moins qu'il ne parle de sa propre expérience, le cher Sigismund). Ou il a inventé cette théorie (jamais vérifiée) pour mieux étayer la sienne. Une de ses inventions parmi tant d'autres ! 

L'enfant peut rencontrer malheureusement un vrai pervers, qui va le pervertir, lui l'enfant, en lui imposant une séduction dans une ambiance sexualisée où il utilise la double contrainte pour obtenir ce qu'il désire.

De plus, les pervers repèrent leurs proies, comme des Vampires. Ils recherchent et reconnaissent ces enfants en souffrance, en demande d'amour, de tendresse et d'affection, ces enfants trop câlins qui adorent qu'on leur dise des mots gentils, qu'on leur manifeste du soutien et de l'affection.

Malins, les Vampires, ils fondent sur ces proies faciles, sans défense, le plus souvent investies d'une autorité ou d'une amitié familiale.

On ligote ensuite l'enfant dans le secret, et l'horreur survient.

Fascination, amour, tendresse, sexe, tout est mélangé par l'abuseur qui commet un double abus : sexuel, mais aussi abus de confiance...

Quand un des parents n'est pas complice actif ou passif, parfois les deux, au nom du silence et du scandale à éviter.

Pour survivre pendant et après cette violence, l'enfant se met dans un état de dissociation psychique, c'est à dire qu'il devient un mannequin qui laisse faire et agit sur ordre.

Il est "ailleurs", paralysé, comme mort... mais ailleurs ! Et laisse faire, et parfois même refaire, car il a pu quelquefois éprouver du plaisir. Toute muqueuse génitale excitée et caressée  donne du plaisir.

C'est là qu'apparaît, une fois de plus, l'erreur d'interprétation des victimes : j'ai laissé faire, refaire et eu du plaisir.

Erreur, ma p'tite, t'as rien demandé, et l'autre porc s'est servi de toi comme d'un objet sexuel.

Depuis ce drame, ton corps fait une confusion grave : quand tu te retrouves dans une ambiance amoureuse, de désir, de sexualité, même avec l'homme que tu aimes, la pièce se rejoue, en coulisse, et c'est la Chute !


Déconfusionner le corps et l'esprit, tout l'art de l'hypnose est là !

Les techniques de dissociation thérapeutique faites et apprises en séance permettent  à la victime de mieux contrôler ces accidents spontanés et répétitifs qui lui polluent sa vie quotidienne et sa vie sexuelle.

La régression en âge, chère à notre cher Sigismund (dommage qu'il ait si mal maîtrisé l'hypnose) permet alors de neutraliser les souffrances de l'abus et de la période post-abus sexuel.

Le sujet passe ainsi du stade de victime à celui d'acteur de sa propre vie, dont il écrit désormais librement le scénario.

Quelques techniques d'hypnose, assez simples, lui permettent enfin d'accéder au désir, puis au plaisir. Je les développe dans mon livre " Comment résoudre ses problèmes sexuels grâce à l'hypnose" Ed Le Temps Présent. Paris.

En un mot, le sujet abusé utilise la dissociation pour se protéger, il devient un expert en dissociation, donc en hypnose pathologique.

A nous de le transformer en expert de la dissociation thérapeutique ,

pour son bon plaisir, le sien !



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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 11:43

Sortie du livre le 12 mai.

 

Le livre également disponible dès aujourd'hui en commande directe

 

sur le site de l'Esprit du Temps pour ceux qui le veulent immédiatement ou qui ne l'auront pas directement en librairie.

 

Adresse du livre sur le net, pour commander le livre et le recevoir sous 4 jours 

 

http://www.lespritdutemps.com/page/index.php?prod=290

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 11:43
1°couv

Tout événement de notre vie se déroule dans un contexte « particulier », au cours d’une interaction « particulière » qui génère une émotion « particulière ».

Il est alors « stocké » dans une des nombreuses mémoires du corps, qui « coagule » ces trois facteurs en un fichier mémoire « zippé », comme en informatique,

c’est-à-dire compacté et inexploitable s’il n’est pas « décompressé », ce mot même qu’utilisent les patients qui consultent quand ils sont trop sous pression de leurs émotions.

 

De situations en situations, d’émotions en émotions, notre vie se déroule – suite logique d’évènements illogiques – pensons-nous – qui s’enchaînent implacablement pour nous conduire à la chute : la Maladie.

 

Le symptôme est la seule solution que trouve un sujet acculé dans une situation sans issue.

 

Il est le symbole même de ce qui se passe en lui, véritable sémaphore où flottent une multitude de petits drapeaux – symptômes – qui flottent au vent, tandis que le corps, frêle et puissant esquif à la fois, lentement dérive, porté par des courants contraires ou des vents mauvais.

 

Certes le Commandant est toujours à bord, mais il a perdu le cap, donne des grands coups de barre dans l’espoir de le retrouver et la garder définitivement. Mais il tourne en rond et ne le sait pas encore ! Il ne regarde pas le sillage derrière lui, trop occupé qu’il est à sortir de ce brouillard intérieur dans lequel il se perd.

 

A chacune des situations que nous vivons au présent, comme celles que nous imaginons au futur, notre système émotionnel s’active immédiatement. Il réveille également de vieilles émotions enfouies, celles qui sont « zippées » dans notre mémoire, inaccessibles en pleine conscience.

 

Cette émotion [la recherche en a récemment découvert  le mécanisme biochimique] est stockée dans toutes les cellules du corps, surtout dans les neurones, sous forme de vacuoles (comme des gouttes d’huile dans un verre d’eau) qui contiennent les molécules chimiques de l’émotion : l’adrénaline et le cortisol pour le stress et la détresse, la sérotonine pour le bien-être, et l’ocytocine, les endorphines pour le plaisir.


Ces vacuoles ont une particularité : elles s’activent toute la vie à chaque situation analogique, sans jamais s’épuiser !


Etonnez-vous quand le jour du 14 Juillet, au fond de votre lit douillet, regardant le défilé cadencé par les musiques militaires, des larmes ou une émotion vous étreignent subitement la gorge.


Ach, la Guerre groSS malheur, petite Dame !


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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 09:02
1°couv


Etudions quelques-unes de ces généralisations abusives et leur mode opératoire.

Elles sont généralement énoncées au sein de la famille, proche ou rapprochée. Répétées à plusieurs reprises à différents moments, elles sont souvent liées à des évènements où l’un des protagonistes est victime de la situation.

"Tous les hommes sont des salauds : ils séduisent puis ils jettent"

Drame humain le plus fréquemment entendu.


Quelle grand-mère, tante, cousine, mère, grande sœur, confidente, copine ou héroïne de film n’a jamais prononcé cette phrase décisive et mortelle !


Le spectateur, jeune en général, entre 4 et 12 ans, observe une situation où l’un des protagonistes, en grande souffrance, ou en position de Magiter Dixit, énonce ce type d’affirmation péremptoire qui classe définitivement le genre masculin en position de bourreau, le genre féminin en victime.


Les pleurs et les émotions souvent présentes fragilisent le système de perception, de compréhension et d’interprétation de la situation. L’amour et les loyautés achèvent l’adhésion indéfectible aux phrases définitives prononcées.


Il suffira de deux ou trois autres expériences malheureuses autour d’elle, parfois même une seule expérience  pour confirmer définitivement la validité de cette idée : les hommes sont des salauds, ils séduisent, puis ils jettent. Pauvres hommes, pauvres femmes aussi !

 

Un cas clinique :

 

Elodie est une jolie jeune fille de 17 ans, elle consulte  accompagnée de sa mère.


Elle ne travaille plus au lycée, pleure souvent et se bagarre tout le temps avec elle. Elle est en crise. Son copain et elle s’entendent bien, ils souhaitent partir une semaine ensemble pendant les vacances d’été. Les parents du garçon sont d’accord pour les accueillir dans leur villa en Corse.


La mère d’Elodie ne veut rien savoir. De plus elle passe son temps à vilipender de Guillaume, le copain chéri. Cris, pleurs, colère, tout est présent dans la consultation.


Beau cadeau pour moi : ils rejouent exactement le même scénario qu’à la maison – ce qui est peu fréquent !


J’apprécie et commente à voix haute puis demande à la mère ce qui la dérange dans cette relation d’adolescente : que sa fille soit mineure, qu’elle soit trop loin d’elle ou s’éloigne : la Corse est une île complexe à aborder, et à vivre, n’est-ce pas ?


Questions banales volontairement à côté de la réalité, provocatrices d’émotions et de réactions incontrôlables !

La provocation n’est-elle pas une façon de remettre la réalité sur ses pieds ?

J’en ai fait mon credo en thérapie !

 

Réponse cinglante  de la mère : je ne veux pas de ce couple, docteur !

Effectivement, vous avez parfaitement raison, j’admire votre extrême compréhension et votre  générosité à l’accepter déjà chez vous, quelques jours par mois ! 


Silence… confusion des esprits… tempête sous le crâne de la mère !

 

« Si jeune, c’est vraiment jeune » ajouté-je, « à cet âge aucun des deux n’est mature, un enfant est si vite arrivé, ce serait dramatique ou acceptable, selon vous ? »

 

Vous n’y êtes pas du tout, docteur. Quand j’ai décidé ( ?) d’avoir une fille, je me suis cherché un homme blond, grand, aux yeux clairs, comme moi, juste pour faire un enfant.

 

Après, j’ai fait comme ma mère et ma grand-mère. : « Dehors ! » Comme ça, ils ne peuvent pas nous trahir et nous plaquer.  Tous les mêmes, vous comprenez, docteur ?

 

L’idée fausse, enfin, voilà le drame de sa vie, à cette femme, belle, intelligente, active, à un haut poste de responsabilité, où tout le monde croit qu’elle sacrifie sa vie à son travail !

 

Que nenni ! 3 générations d’idée fausse et de loyauté indéfectible.

 

La quatrième descendance résistait.

 

Il fallait la briser, ce qui fut rondement mené, puis permit à Elodie de réussir à son bac et faire des études très loin de ce matrilignage mortifère pour elle !

 

 

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 21:20

1°couv

Tiens, Maman est triste depuis quelque temps : elle est moins en forme, se force à sourire, moi, je vois bien qu’elle a pleuré, elle a les paupières enflées, comme certains jours où elle s’est engueulée avec Papa ! 

Ca va Maman ? 

Oui mon chéri, tout va bien, ne t’inquiète pas, je suis fatiguée en ce moment, j’ai tellement de travail !

Tu veux que je t’aide ?

Non, non, mon chéri, ce sont des problèmes de grands, va jouer !


Angoisse. 

Qu’est-ce que c’est ce truc-là ? Y a des problèmes de petits, et ceux des grands ?


« Moi quand je pleure, elle me console, elle me parle.


Et elle, ou Il, l’Autre, lui gueule dessus et y’a personne pour la consoler.  C’est franchement glauque ce truc, ça ne colle pas.


Tiens, c’est drôle, elle picole maintenant, en attendant que Papa rentre.

De plus en plus tard… quand il rentre !


Tu comprends, mon chéri, ton Papa a beaucoup de travail, de plus en plus,  avec son nouveau poste.

Ah bon, il a un nouveau poste !

Plus on monte en grade, plus on rentre tard.


Plus la maison est vide, plus Maman fait le plein !


Et moi, je ne sais plus quoi faire ni que dire !


Si je console Maman, elle me dit que tout va bien.  A sa tronche, c’est pas clair du tout. 


Et si je dis à Papa de rentrer plus tôt, il me dit que je ne comprends rien et qu’il ne peut pas faire autrement, que si j’ai une idée !


Occupe toi bien de ta mère quand je suis absent !


En fait, je suis coincé : j’ai toujours faux !

Je protège : retourne dans la cour des petits.

Je fais un commentaire : on ne te demande rien


Le scénario : un couple ordinaire, dans une vie ordinaire, qui se détricote lentement, avec un enfant ordinaire, témoin de choses extraordinaires que nul ne veut voir ou aborder.


Lui, il est ailleurs ; elle,  picole gentiment tous les soirs ;

moi, je m’agite et je m’affole.

Mais cool, on fait comme si tout allait bien.


Le scénario « Comme Si » devrait être élevé au rang du Patrimoine des Comportements de l’Humanité. Allo, l’Unesco, c’est possible ?


Et puis voilà, c’est arrivé. Le jour de gloire tant redouté. 


Il va prendre le large, 6 mois, pour réfléchir. Il se tire, le salaud !


C’est de ma faute ?

Qu’est-ce que j’ai pu faire pour qu’il m’abandonne ?

Pas assez gentil, serviable, pas bon élève ?


Putain, j’en crève de rage. Ils m’ont menti tous les deux.

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 19:38

Comment sortir de cet chant mortifère de la plainte

sans cesse renouvelée

litanie envoûtante qui berce nos jours et nos nuits

souffrance innominée qui nous hypnotise

sans jamais nous lâcher un seul instant ?

 

Douleurs et souffrances sont intimements liées à la perception que nous en avons

mais aussi à la façon dont nous les appréhendons.

 

En Occident, la douleur est inacceptable, politiquement incorrecte,

encore que nous ne nous soyons réveillés un peu tard

pour comprendre et traiter la douleur des enfants malades.

 

En Orient, la douleur est Mère de la vie.

Elle témoigne de la permanece de l'être face au néant.

 

Je l'ai appris, un jour, où jeune médecin, je me trouvais confronté à un vieux monsieur,

porteur d'un cancer du foie, forme monstrueuse, au-delà de toute ressource thérapeutique.

 

Il ne restait que les dérivés de l'opium,

ce qui pour cet homme, chinois d'origine, était un clin d'oeil,

en tout cas c'est ainsi qu'il interpréta mon propos.


Il existait une potion au sirop d'oranges amères où l'on ajoutait du Laudanum,

dérivé morphinique dont les vertus antalgiques étaient bien connues

mais aux conséquences désagréables sur la conscience et l'état général.

 

Il me dit alors, avec ce sourire inoubliable :


"Docteur, laissez-moi un peu de douleur, juste un tout petit peu !"


Devant mon étonnement, il ajouta :


"Chez nous en Chine, la douleur est Mère de la Vie,

si nous souffrons, c'est que nous sommes en vie,

il faut respecter la douleur !"

 

Un choc pour moi, 12 ans d'études de thérapeutique forcenée pour entendre cela !


Humilité du médecin face à une phrase aussi grandiose !

J'ai longuement parlé avec cet homme modeste mais si fort et puissant

pour lui proposer alors cette approche encore plus écologique :

 

qu'il fabrique lui- même sa morphine, cérébrale celle-là, les endorphines,

et la Sérotonine, son propre Prozac,

et son Ocytocine, son hormone de plaisir.

 

Il m'a remercié à son tour,


et je l'ai amené, en hypnose

faire un tour, dans son bateau, sur le Yang-Tse-Kiang,

où il a revisité ses joies d'enfant, ses plaisirs d'adolescents,

ses moments de bonheur aux différentes périodes de sa vie...

 

Et pendant qu'il naviguait sur les eaux,

sa main droite flottait,

lévitation, légèreté du corps, de l'esprit aussi,


Il était une fois,

était aussi il était une foi, en soi


il était un foie ... qui n'avait plus mal,

et le vieux monsieur, souriait, sourait, souriait ...

de ce plaisir de vivre  encore.


 


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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 19:37
Je viens de recevoir en consultation une jeune femme, qui travaille dans le secteur bancaire privé, banque bien connue de l'Establishment.

Il règne dans son agence une ambiance de terreur et d'oppression, rondement menée par le directeur, lui même ancienne victime d'un harcèlement professionnel. la Victime devenant Bourreau, un grand classique.

Il s'adonne désormais, avec délectation, à un terrorisme persmanent vis à vis de ses collaborateurs, les menaçant, lesmaltraitant, les surchargeant de travail , et les harcelant sur les délais de traitement des dossiers qu'il n'arrête pas d'accumuler sur leurs bureaux.

ça déborde de tous les coins, ça grince des dents, des deux côtés, ça s'épuise, - pas lui - qui sans cesse sur le métier remet son ouvrage, en rajoute !

Le stress augmente, la tension aussi, le découragement et la détresse ne cessent d'accroître le flot des doléances.

Les "Ambassadeurs" , membres de directions des agences font remonter les plaintes et commencent à évoquer un harcèlement professionnel, immédiatement nié par la D.G et ses seconds couteaux. "On ne veut pas entendre ce mot" disent-ils, malgré déjà un suicide au siège de la DG.

Déni dela réalité ou stratégie du bourreau qui ne veut pas entendre sa victime.

La dernière sortie  ?  " Non pas de grossesse, je compte sur vous ! "

Immonde violence en regard de cette jeune femme en détresse qui n'en peut plus mais, et doucement s'effondre.

L'Homme est un Loup pour l'Homme !

Mais les Loups, les vrais protègent la Louve et leurs Louveteaux

Belle leçon pour ces Vampires qui se repaissent de l'encre des billets verts et de l'euro !

encore faut-il avoir du coeur ?

La Nausée ...

Que proposer alors sinon installer un système de défense psychique et pourquoi pas juridique. des lois sur le harcèlement au travail existent et doivent être utilisées.

Arrêter de subir l'insupportable ? Quelques séances d'hypnose permettent alors de reprendre souffle, rétablir l'énergie
et activer les ressources profondes pour faire face.

OSER surtout, oser !

Oser affirmer ses droits,
Oser se faire respecter
Oser affirmer sa vision du monde et des relations humaines
Oser dire ... ce qu'on n'a jamais osé dire !

Sortir de cette hypnose négative et toxique du Vampire,
pour se reconstruire et s'affirmer,
c'est là toute la puissance de l'accès aux ressources inconscientes  de
l'Hypnose ericksonienne, qui sollicite, sans cesse,
dans notre bibliothèque de savoir et de savoir-faire,
notre Inconscient, notre meilleur allié !




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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 10:01

1°couv

 

Mais que veulent-ils au juste, ces parents ?

 

Je bouge, ils sont contents, je touche, ils râlent ! Il faut savoir à la fin ! C’est un robot qu’ils veulent ? Maîtrise à tout prix : du corps, celui qui avance, de l’esprit aussi ? Toucher, ne pas toucher. Poser, jeter, prendre, ne pas prendre, tout est à apprendre, à maîtriser, pour moi, disent-ils. Et eux, ils veulent quoi au juste ?

 

Maîtrise à chaque instant, contrôle : manger proprement, des heures de sommeil, la sieste, des sphincters, de l’angoisse de l’abandon, (mais où est-elle celle-là ? quand il y a tout ce monde qui me prend dans ses bras ?

 

Où se cache-t-elle ? Je la cherche, je la trouve, je souris, je survis, je tends les bras, viens vite me chercher, je n’en peux plus, c’est trop dur, tout ce monde qui me regarde, me caresse, m’embrasse, me parle, je ne les connais même pas) !

 

Maîtrise de ce monde inconnu : les Autres qu’il faut affronter un jour, tout seul : la nounou, la baby-sitter, la maternelle, l’école primaire, tout seul au milieu de ce monde.

 

Tout seul au milieu de ce monde … jusques à quand ?

 

Toujours et toujours, petit d’homme ! Il te faut désormais découvrir le monde environnant. Celui que tu vas investir de ta vie, dans ta vie, pour aller plus loin encore, au prix de quelques déconvenues, de quelques souffrances, de quelques joies aussi. Parfois même en rencontrant la maladie sur ton chemin.

 

Mais ceci n’est pas encore à l’ordre du jour. Attends un peu, elle arrivera, un jour, tout doucement, imperceptiblement, pernicieuse, silencieuse, cette Dame au sourire engageant, à la main d’acier qui peu à peu va te serrer, t’enserrer et écraser toutes tes velléités d’autonomie et d’indépendance.

 

Bonsoir, je suis La Longue Grande Dame Grise :  Dame Emprise !

 

Nous y voilà, ça se gâte ?  Moi, le Roi. Le Petit Prince, l’objet de toutes les passions, de tous les sourires, de tous les « oui-oui mon chéri, mon amour », on dirait que cela ne marche plus ! « Touche pas, touche plus, fais pas ci, fais pas ça, fais comme ci, fais comme ça »,  Sinon « pan-pan », sinon ça gronde, sinon ça crie, ça hurle parfois, et surtout tout est défendu. Finie la liberté ! En garde-à-vue, à vie !  Dur, dur, le nouveau régime ! Des tyrans ! Mais à quoi jouent-ils ? Ils ont changé leurs règles du jeu sans rien me dire. Ou alors ils ont bien caché leur jeu auparavant.

 

Le bain tous les soirs, dodo tout seul dans cette chambre noire où je rêve de ce bonheur perdu, à l’époque où elle venait me rejoindre quand je l’appelais. Je les entends les deux autres, ils parlent, ils passent du temps ensemble – sans moi – La nuit leur chambre m’est interdite.

 

Tu te retrouves seul dans ton lit, seul dans ta chambre. Si tu viens dans la leur en pleurant  ?

 

Tu y retournes tout de suite ! Mais qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça !

 

Et je crie,  je pleure, ils s’en foutent complètement, parfois même ils gueulent comme des fous, juste parce que je veux dormir un petit peu avec eux, entre eux !

 

Et c’est non, toujours non, l’étau se resserre, chaque jour un peu plus. Il paraît que c’est pour mon bien !

Pas juste !

 

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